Nord 1203 VI Norécrin Logo

France  Avion de tourisme

   - Historique et description


Au H2 Le développement du Norécrin a commencé en 1943 dans le cadre du programme d'avion civil lancé par le Comité d'organisation de l'Industrie Aéronautique du Ministère de l'air dont le but était d'encourager l'étude d'un biplace de tourisme Le projet trouve ses origines dans le N.1101 Noralpha, lui même dérivé du N.1000 qui est en fait le Messerschmitt Bf.108 produit par la Société Nationale des Constructions Aéronautiques du Nord pendant la 2ème GM.
La première version du Norécrin est le N.1200, biplace côte à côte avec bagages ou troisième place passager, à aile basse, de structure et revêtement entièrement métalliques sauf pour les parties mobiles entoilées, à train rentrant, propulsé par un Renault 4Pei de 140 ch. Cette conception marque une rupture avec la tradition des avions de ce type qui étaient à aile haute, train fixe, structure bois et toile. Il effectue son 1er vol le 15 décembre 1945 aux Mureaux, piloté par Georges Détré.
Au printemps 1946 le Norécrin remporte le concours organisé par le Ministère de l'Air pour désigner le meilleur avion de tourisme du moment, de ce fait il reçoit l'approbation officielle d'être produit en grande série.
L'appareil de série, renommé N.1201, comporte trois places et un compartiment à bagages. Il bénéficie d'améliorations du confort et aérodynamiques.
La version suivante, N.1202, est une amélioration du N.1201, tant pour l'aménagement de la cabine que pour l'aérodynamique. Le moteur est remplacé par un Potez 4D OI de 160 ch, l'hélice est une Levasseur.
Le N.1203 est équipé d'un moteur Régnier 4LO de 147 ch. Par rapport au N.1201 il bénéficie de quatre places, d'un nouvel atterrisseur, de capots moteur redessinés, et d'une hélice Chauvière en bois.
Enfin le N.1204 est une version du N.1201 à moteur Continental 125C de 125 ch avec une hélice Aéromatic.
Il remporte en 1948 la coupe de vitesse de Deauville et le concours d'élégance; Par la suite il a établi plusieurs records de vitesse internationaux dans sa catégorie.
Il fut produit en tout à 378 exemplaires, sous 10 versions différentes, exporté dans 25 pays.
En Argentine la Prefectura General Marítima Argentina a utilisé trois Norécrin pour la liaison et la surveillance fluviale et côtière de 1955 à 1961.
En 1948, deux Norécrin II ont été donnés à l'Israeli Air Force par une famille française, pour l'évacuation sanitaire. Ils n'y ont servi que peu de temps pour des missions de liaison et d'entraînement avant d'être reversés dans le civil.

Caractéristiques
Envergure 10,22 m 3 vues
Longueur 7,22 m
Hauteur 2,76 m
Surface alaire 13 m2
Masse à vide 652 kg
Masse max. 1050 kg
Nombre de places 1 + 3
Vitesse max. 280 km/h
Vitesse de croisière 220 km/h
Plafond d'utilisation 5 000 m
Rayon d'action 900 km
Distance de décollage 250 m
Vitesse ascensionnelle 5 m/sec
Vitesse d'atterrissage 85/90 km/h
Moteur 1 SNECMA Régnier 4L14 de 105 kW

 

L'appareil du CAEA
Notre Norécrin, le n° 368, est construit en 1958 et portera jusqu'en 1966 l'immatriculation F-BGFM, le propriétaire étant la SFATAT, basé à Chambéry Challes Les Eaux.
L'appareil partira ensuite au Luxembourg sous l'immatriculation LX-GFM jusqu'en 1983 avant de revenir en France sous l'immatriculation F-BIFU.
Il volera alors pour "l'Association Promenade Aérienne", basée à la Ferté Alais, jusqu'en 1995 où un particulier le racheta pour restauration avant de nous le confier.

Visible démonté dans le hangar


   - Sources documentaires

Jane's All the aircraft, 1950-51.