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Un petit Nouveau

Le Broussard n° 285 vient de nous être mis à disposition par la BA106.

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Mission terminée
L’avant dernier vol du Mirage IIIA 10

A près un troisième voyage, notre équipe a fait effectuer au Mirage IIIA 10 son avant dernier vol de convoyage  ENSICA/ISAE, le prochain étant la mise en place sur la stèle, une fois les travaux de finition terminés. Mais ceci sera une autre histoire.

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L’affaire a été plus difficile que prévue, mais, comme l’avion était un prototype, nous pouvions nous y attendre et il nous a fallu trois déplacements pour assurer ce convoyage. Le premier arrêt est consécutif au non montage des extracteurs de série, ce qui a nécessité la réalisation de pièces d’adaptation.

Afin d’éviter de nouveaux problèmes avec le transporteur, nous avons attendu d’avoir démonté les voilures pour le convoquer, ce qui a nécessité une deuxième interruption des travaux.

Enfin la date du vol  fut arrêtée, et l’avion a pu partir, réservoirs vides de kérosène, mais cabine pleine d’eau.

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Le pilote à la descente de l’avion

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L’équipe du convoyage

Le plaisir a quand même été gâché par un cariste de l’ISAE qui, sans doute ébloui par cet avion posé sur le parking, a cru bon de s’approcher un peu trop près de l’aéronef et a provoqué un choc au gyrophare sur la perche anémométrique. Depuis l’avion tourne à droite.

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Un grand merci à nos six adhérents qui ont assuré ce travail avec foi, endurance et bonne humeur. Par ordre alphabétique : Max Albanese, Michel Couet, Alain Courrèges, Dominique Desplebin, Serge Hotton et Alain Loraux.

L'ISAE en a réalisé un film. Pour le voir cliquez Film ISAE

Déjà en 2009 le CAEA avait apporté son concours à la restauration par les élèves de Supaéro du Mirage IIIA 02 par son conseil, le prêt de ses bâtis de repos fuselage et voilures, et son aide décisive au remplacement du transparent de verrière.

En 2015, l’ENSICA étant regroupé avec l’ENSAé au sein de l’ISAE, le bâtiment de la place Emile Blouin était destiné à d’autres activités et il fallait déménager tous les matériels  aéronautiques. Parmi ceux-ci figurait le Mirage IIIA 10 qui a représenté pour les déménageurs un gros problème, l’avion étant au milieu d’une cour depuis un temps certain, il ne restait que deux solutions : le démonter ou le soulever à l’aide d’une grue pour le faire passer par dessus les bâtiments, la troisième solution consistant à le découper et à envoyer les morceaux à la ferraille ayant été jugée inacceptable.

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Divers organismes, sociétés et associations ont été consultées et c’est le devis du Conservatoire prévoyant le démontage de l’avion qui a été retenu.

Une équipe est donc partie à Toulouse le 21 mars pour une opération devant durer une semaine. Elle a attaqué le travail avec ardeur, percé beaucoup de têtes de vis des portes et karmans situées à l’extrados, démonté les roues et blocs freins avec force et détermination, bivouaqué sur place, et a buté sur une difficulté prévisible, mais qu’il n’était pas possible d’identifier  avant démontage : les incompatibilité des outillages série avec les prototypes.

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Il a été nécessaire d’étudier les adaptations d’outillages série sur les axes prototypes, ce qu’a fait Serge Hotton, et de réaliser les pièces, ce qu’a fait l’ISAE.

Comme il n’était pas question d’attendre sur place la réalisation des adaptateurs, l’équipe est rentrée.

Pour limiter les dépenses, il a été prévu de ne passer à la phase suivante, donc à la réservation des camions et de la grue, qu’une fois la dépose des voilures réalisées.

Nos volontaires sont repartis le 4 avril pour une partie dont certains doutaient de la réalisation et ils l’ont fait, le 6 avril les deux voilures étaient séparées, sans casse sur les attaches et axes.

Après un grand exercice de respiration et quelques photos, ils ont remis de l’ordre dans la cour, rangé le matériel et sont rentrés à la maison.

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La phase suivante commencera le 26 avril, avec le transfert de l’avion à Rangueil et l’éclissage des voilures, le remontage du saumon de dérive et des karmans, le remontage des freins et des roues et le verrouillage  du train d’atterrissage.

Après cela il ne restera plus qu’à charger une remorque de 40 pieds avec nos bâtis, outillages et quelques violettes.

Un reportage dans le magazine objectif aquitaine, sur l'aviation en aquitaine.

Lisez l'article paru dans Sud Ouest du 14 août 2012 dans lequel Hugues nous parle de sa passion