Dassault Mirage 2000 N Logo 2000
 france Bombardier nucléaire

Mirage 2000 N

 

paraggene Historique

Dans la deuxièmez moitié des années 1970 se pose la question du remplacement du bombardier stratégique Mirage IVA dont le retrait du service était initialement prévu entre 1976 et 1978. L'Armée de l'Air s'oriente vers un dérivé du Super Mirage 4000, mais les chocs pétroliers et le refus du pouvoir politique de commander l'avion en série, font abandonner cette idée. Un avion strictement dédié à la mission nucléaire, comme le fut le Mirage IV, est inexportable, donc ne pouvant avoir un prix de revient amortissable sur les ventes exports et donc hors d'atteinte pour les finances nationales. Il est alors envisagé de prolonger la vie du Mirage IV en le modernisant et de dériver une version du Mirage 2000B en bombardier pré-stratégique.

L'avion doit être capable d'emporter la bombe AN52 des Mirage IIIE, Jaguar et Super Etendard ainsi que le tout nouveau missile ASMP qui doit équiper le Mirage IVP version modernisée du Mirage IVA.

En juin 1978, il est donc commandé deux prototypes, 2000 N01 et N02, et soixante quinze avions de série tout d'abord appelé Mirage 2000 BN puis Mirage 2000 N pour ne pas être confondus avec un gooûter chocolaté. Le premier prototype fait son premier vol le 3 février 1983.

 La différence entre le Mirage 2000 B et le Mirage 2000 N réside dans le système d'armes.  L'architecture du SNB (Système de Navigation Bombardement) est identique à celle du Mirage IVP, l'armement délivré étant le même. La différence vient du système de suivi de terrain qui doit, en automatique, faire voyager l'avion à 300 pieds (90 m) d'altitude à plus de 550 kts selon une trajectoire programmée avant le vol. Pour cela le radar RDM ou RDI est remplacé par un radar de suivi de terrain Antilope développé par l'Electronique Serge Dassault et qui ne sert qu'à cette fonction et l'avion dispose d'un calculateur spécifique. La double commande et la conjiugaison entre les postes pilotes est conservée. Enfin l'avion porte le damouflage centre europe vert et gris des avions d'assaut, au lieu de la livrée bleu des avions de défense aérienne.

Les premiers avions sont livrés au standard K1, et très tôt se fait sentir le besoin de polyvalence et de disposer d'un avion air-sol classique, qui sera obtenu avec le standars K2. Par la suite la mise en service de l"ASMP A fera passer l'avion au standard K3.

Le besoin d'un avion de bombardement classique provoqiera l'évolution du 2000 N en 2000 D (Diversifié)

paraggene Carrière

Les premiers 2000 N sont livrés à la 4° escadre de chasse de Luxeuil, dont ils équipent les trois escadrons, à partir de mars 1986, et à partir de mars 1991 le 2/3 Champagne. Le 2/3 quittera ses avions en 1996. La déflation des effectifs de la 4 commencera en juillet 2010 et se poursuivra jusqu'en septembre 2018.

Ils ont participés aux opérations Crécerelle sur l'ex-Yougoslavie, Harmattan en Lybie, Chammal  en Irak-Syrie et Barkhane. dans la bande sahelo-saharienne.

Ils ont été retirés du service en 2018, à l'exception de trois appareils qui ont été versés à DGA-Essais en Vol. Ils ont été stockés pour servir de réservoir de pièces pour les Mirage 2000 encore en activité, leur statut de bombardier nucléaire interdisant toute revente à l'exportation.

paraggene Caractéristiques

Envergure   9,13 m                 Vitesse maximale Mach 2,2 
 Longueur  14,93 m  Plafind opérationnel 18.000 m
 Hauteur  5,10 m  Facteur de charge limite            +9 g/ -4,5 g
Masse à vide 7.800 kg Motorisation SNECMA M53 P2           
Masse maximale au décollage 16.500 kg Poussée en PC maxi 9,7 T

L"avion du CAEA

M2000 n305 le 6 février 2007

Le Mirage 2000 N305 est sorti d'usine en 1986, a érté affecté aux trois escadrons de la 4° escadre et retiré du service en 2013.

Il a porté les immatriculations : 4-AA, 4-BB, 4-CO, 4-BF, 4-CS, 4-CC, F-ULCS, 4-CS et 125-CS.

Il est arrivé le 10 décembre 2020 au CAEA, son démontage et son transfert ayant été compliqué par le COVID19. Il a été remonté immédiatement.

Visible dans le hangar