Pale Ratier 568 F (ATR 42-500)

pale

Don de la société Ratier-Figeac, janvier 2008.

Hélice Eclair

 

hélice Eclair


   - Historique

Le 22 janvier 1892, à Paris, Marcel Ferdinand Bloch vient au monde. Enfant, sa curiosité scientifique est attisée par un livre de Paul d'Ivoi publié en 1900, agrémenté de schémas techniques : "Le Docteur Mystère". Au lycée il s'intéresse de près à l'électricité et à la mécanique. En 1910 il obtient son bac puis intègre l'école Breguet. Mais sa vraie passion est l'aviation qu'il a découverte le 18 octobre 1909 lorsqu'il a vu passer dans le ciel un aéroplane Wright, il rejoint alors les rangs de l'Ecole Supérieure d'Aéronautique et de Construction Mécanique d'octobre 1912 à juin 1913.
Il est alors temps pour lui d'effectuer son service militaire, incorporé de droit en octobre 1913 dans un régiment d'aviation du Génie, il est affecté en janvier 1914 au Laboratoire de recherches aéronautiques de Chalais-Meudon où il rencontre Henry Potez.
En 1915 ils sont tous deux détachés pour mettre au point les plans et coordonner la fabrication du Caudron G3. Une fois cette tâche accomplie, Potez part dessinateur chez Caudron à Lyon et Bloch à la réception des essais en vol chez Farman à Buc.
Cependant, dès qu'il a du temps libre, Marcel Bloch entreprend, pour son compte, d'améliorer l'hélice du Caudron G3 dont il a constaté le médiocre rendement. Pour fabriquer cette nouvelle hélice il s'adresse à son ami Marcel Minckès dont le père, Hirch, fabrique des meubles et dispose donc d'un atelier. Il baptise cette hélice "Eclair" et la vend à bas prix, 150 francs.
Après essais, en novembre 1915 l'armée lui en commande cinquante exemplaires pour les Caudron G3 à moteur Clerget 80 cv.
Mais il faut produire, Marcel Bloch et Henry Potez sont détachés par l'armée et nommés directeurs techniques de la jeune Société des Hélices Eclair fondée par Hirch Minckès et un associé, Edeline.
Dumaine, employé de Clerget, leur donne accès au marché du chasseur Nieuport 12, équipé du 9 cylindres Clerget de 110 ch, dont l'hélice Eclair type 2 équipe tous les appareils. Commandé à 500 exemplaires, le type 3 équipe les Caudron G4 bimoteurs. Le type 5 propulse le Farman 40 à moteur Renault de 130 ch, commandé en très grand nombre. En 1916, tous les fabricants de meubles du faubourg Saint-Antoine travaillent à produire des hélices Eclair.
L'entreprise est une totale réussite. Les hélices Eclair équipent les biplaces d'observation et de bombardement Sopwith dont plus de 4.000 exemplaires sont commandés en 1916 (types 17, 17B, 17C et 27). Elles propulsent le biplace d'observation Dorand à moteur Renault 170 et 190 ch, les avions Letord LA3 et surtout le SPAD type VII (hélice Eclair type 6 et 100). En 1917, la Société des Hélices Eclair est devenue le quatrième producteur d'hélices, après Chauvière, Régy et Ratmanoff, alors qu'on ne compte pas moins de 40 fabricants en France.
Comme il existe 253 types différents d'hélices, l'inspection du matériel décide de ne conserver que trois fournisseurs. Eclair en fait partie.

Mais fabriquer des hélices était insuffisant pour Marcel Bloch, il voulait fabriquer un avion. Avec l'aide financière d'un ami de la famille il s'associe à Henry Potez pour fonder la Société d'Etudes Aéronautiques. Leur premier appareil, le SEA 1 est un échec, le SEA 2 et SEA 3 restent à l'état de projet, par contre le SEA 4 est un succès, 1000 exemplaires sont commandés par le Ministre de l'Armement et de ses fabrications de guerre. Le premier SEA 4 sort d'usine le 11 novembre 1918, la guerre s'achève et le marché est résilié.
Le 3 juillet 1919 Marcel Bloch épouse Madeleine, la soeur de Marcel Minckès. Il auront deux enfants, seront internés pendant la 2ème Guerre Mondiale, Marcel déporté à Buchenwald. Quelques temps après la guerre il demande à changer de nom, il s'appelle alors Marcel Dassault.

   - Sources documentaires

Marcel Dassault, la légende d'un siècle. Claude Carlier. Ed. Perrin.
Les héliciers français. Dossier de Gérard Hartmann.

Hélice Voisin type VIII.B2

Hélice de Latécoère 298



A défaut d'hélices tripales, les Laté 298 sortaient d'usine avec une hélice bipale, en bois, à pas fixe.

Hélice Merville (SPAD 61)